Lire des classiques américains: ennuyant ou passionnant?

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Quand on pense aux "classiques" de la littérature, on se remémore surtout notre professeur de français au collège qui nous forçait à lire des bouquins vieux de deux cent ans dont on ne comprenait pas un mot.
Aujourd'hui, les classiques sont vus comme "ennuyants" ou "difficiles à lire" : j'en conviens, c'est le cas pour certains (je n'ai jamais réussi à finir un livre de Zola par exemple).
Cependant, si on élargit notre horizon, on peut tomber sur des pépites : c'est ce qui m'est arrivé lorsque j'ai décidé de m'intéresser à la littérature américaine.
Le premier livre que j'ai lu a été "L'Attrape-Coeur" et, une fois ce livre finit, j'ai tout de suite su que je venais d'avoir affaire à un chef d'oeuvre. C'était beau, c'était magique, et j'ai voulu continuer. J'ai ensuite lu "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", qui est devenu mon livre préféré. J'ai enchaîné avec du Hemignway, du Steinbeck et du Fitzgerald : à chaque auteur, j'étais époustouflée par tout le talent qui se dégageait de chaque livre, de chaque chapitre, de chaque phrase. J'ai vu passer l'histoire du continent américain, ses différentes périodes, allant de l'époque de la prohibition à celle de la ségrégation. J'ai découvert la jeunesse dorée des années 20, mais aussi la jeunesse perdue de la "Beat Generation". J'ai côtoyé des personnages emblématiques tels que Lolita, Atticus Finch, ou encore Gatsby le magnifique.
La plupart de ces livres ont changé ma conception de la vie (sans exagération), ils m'ont permis de porter un autre regard sur notre existence. Quand bien même la plupart de ces romans datent du siècle dernier, certaines réflexions sont toujours d'actualité. Vous l'aurez compris : j'ai adoré découvrir ces récits et, à travers la littérature américaine, j'ai beaucoup appris et je me suis enrichie.
Conclusion : ennuyant ou passionnant? Je répondrais passionnant, mais surtout enrichissant.

Je vous propose donc 10 livres que j'ai particulièrement aimé ou dont j'ai beaucoup entendu parler et qui vous feront découvrir la littérature américaine avec enthousiasme :


Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
Harper Lee

Découvrez ma revue sur ce livre en cliquant ici 

« Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Un magnifique roman qui porte une véritable réflexion sur la jeunesse mais aussi la tolérance et l'acceptation de l'autre à travers l'époque complexe qu'était la ségrégation. » 







L'attrape-coeur
J.D. Salinger

« Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d'oeuvre, "L'attrape-coeurs", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu. »




Pour qui sonne le glas
Ernest Hemingway

« La guerre civile espagnole a inspiré à Ernest Hemingway un de ses plus dramatiques et célèbres romans : Pour gui sonne le glas. Le film qui en a été tiré, et dont Ingrid Bergman et Gary Cooper étaient les héros, étendit encore sa très grande popularité.
Un pont, dans la montagne de Castille, doit sauter; il faut couper la route à l'armée franquiste. Pour cette mission précise, Robert Jordan, jeune Américain enrôlé volontaire dans les rangs républicains, rejoint un groupe de maquisards espagnols parmi lesquels se trouvent deux femmes : la terrible Pilar et la tendre Maria pour laquelle Jordan va immédiatement éprouver une vive passion.
L'amour suspendra le temps, éloignera la solitude et fera oublier la mort. »



Paris est une fête
Ernest Hemingway

« Miss Stein et moi étions encore bons amis lorsqu'elle fit sa remarque sur la génération perdue. Elle avait eu des ennuis avec l'allumage de la vieille Ford T qu'elle conduisait, et le jeune homme qui travaillait au garage et s'occupait de sa voiture - un conscrit de 1918 - n'avait pas pu faire le nécessaire, ou n'avait pas voulu réparer en priorité la Ford de Miss Stein. De toute façon, il n'avait pas été sérieux et le patron l'avait sévèrement réprimandé après que Miss Stein eut manifesté son mécontentement. Le patron avait dit à son employé :« Vous êtes tous une génération perdue. » « C'est ce que vous êtes. C'est ce que vous êtes tous, dit Miss Stein. Vous autres, jeunes gens qui avez fait la guerre, vous êtes tous une génération perdue. » 
Ce roman est un récit autobriographique regroupant des "vignettes parisiennes" qui raconte des épisodes de vie de l'auteur.


Gatsby le magnifique
F.S Fitzgerald

« Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby.Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu'il génère, est réputé pour les soirées qu'il donne dans sa somptueuse propriété. L'opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C'est pourquoi l'illusion ne peut être qu'éphémère. Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées.
Ce roman visuel qui se décline dans des tons d'or, de cuivre et d'azur, s'impose également comme la chronique d'une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n'être magnifique que le temps d'un air de jazz. »


Les heureux et les damnés
F.S Fitzgerald

« Deux êtres beaux, jeunes et doués, Anthony et Gloria, forment un couple qui ressemble étrangement à celui de Fitzgerald et de Zelda. Comme l'auteur au début de son existence, ils sont obsédés par l'argent et aspirent à recueillir la fortune considérable de leur grand-père, un milliardaire, ancien " requin " de Wall Street, devenu moralisateur sur ses vieux jours, et qui essaie de les déshériter. Dans l'atmosphère insouciante du New York d'avant 1914, dans la frénésie de l'ivresse, la mélancolie des fêtes luxueuses d'un monde éphémère et fragile, l'amour et le mariage de ces deux jeunes " dieux " se dégradent lentement jusqu'à la catastrophe finale. »





Des souris et des hommes
John Steinbeck 

« George Milton et Lennie Small, deux amis, errent sur les routes de Californie. George protège et canalise Lennie, une âme d’enfant dans un corps de géant. Lennie est en effet un colosse tiraillé entre sa passion - caresser les choses douces – et sa force incontrôlable. Animés par le rêve de posséder leur propre exploitation, ils travaillent comme journaliers, de ranch en ranch.
L’amitié qui les lie est pure et solide, mais ne suffit pas à les protéger de la maladresse de Lennie. Une maladresse presque poétique, qui les conduit à changer sans cesse de travail, et qui laisse poindre à l’horizon un drame sans égal. »








Sur la route

Jack Kerouac

« En révolte contre l'hypocrisie morale de l'Amérique bien-pensante, Jack Kerouac parcourt les Etats-Unis à la recherche d'un nouveau mode de vie. Son récit fut l'un des romans fondateurs de ce que l'auteur nomma lui-même la "Beat Generation".Le roman raconte de manière quasi autobiographique les aventures de l'auteur (nommé Sal Paradise dans le livre) et d'un compagnon de route, Neal Cassady (nommé Dean Moriarty dans le roman). On y croise également Allen Ginsberg (Carlo Marx) et William Burroughs (Old Bull Lee). »





Lolita
Vladimir Nabokov

« Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita. »
Ce roman, étant toujours considéré aujourd'hui comme "dérangeant", retrace les fantasmes et désirs pervers d'un homme mûre envers une jeunne fille surnommée Lolita. 






Croc-Blanc
Jack London


« Dans le Grand Nord sauvage et glacé, un jeune loup apprend à lutter pour la vie. Les premiers hommes qu'il rencontre, des Indiens, le baptisent Croc-Blanc. Auprès d'eux, il connaît la chaleur du feu de camp, mais aussi le goût du sang. Racheté par un Blanc cupide, il est dressé pour le combat et découvre la haine. Un homme pourtant le sauve de cet enfer. Croc-Blanc lui vouera un amour exclusif. »







En espérant que cette petite sélection vous plaira. Et vous, vous êtes vous déjà lancé dans la littérature classique américaine? Quelles sont vos œuvres préférées ou celles qui vous attirent le plus?


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2 commentaires

  1. Coucou. Très jolie sélection, merci pour le partage. Je connais quelques uns de ces romans, il y en a que j'ai lus il y a bien longtemps. :) En tout cas il y en a qui mérite à être connu. Bisous

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  2. Bonjour.
    Je t'avoue que je ne suis pas du tout branchée littérature américaine... Par méconnaissance en fait.
    Ta liste me donne quelques idées de ce qui pourrait me changer de mes lectures habituelles. Et Les heureux et les damnés pourraient bien être le premier. Le synopsis me parle...
    Bonne journée.

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